Propositions

Un plan de match économique pour l’indépendance

Proposition #2 – Une année pour répondre aux questions économiques sur l’indépendance

 

Dans ma première proposition de campagne à titre de candidat à la direction du Parti Québécois, j’explique les raisons pour lesquelles un rendez-vous avec l’indépendance est non seulement indispensable dans un prochain mandat du PQ, mais également réalisable. Il est important que le Parti Québécois rebâtisse sa coalition. Pour ce faire, il faut un objectif concret et clair : une consultation populaire sur l’indépendance. Ma campagne OUI, c’est de rassembler dès maintenant le nouveau camp du OUI, retrouver le goût de l’aventure collective et d’un projet de société qui nous rassemble tous.

Maintenant l’horizon fixé, comment se rendre à bon port? Ma proposition #2 portera sur le fait qu’il nous faut renverser le discours quant aux aspects économiques entourant le projet d’indépendance du Québec. Je m’attaquerai à ce chantier dès la première année de mon mandat de chef.

Mettre fin à la culture du mensonge du camp du NON

À travers mes nombreuses rencontres aux quatre coins du Québec dans le cadre de «Osez repenser le PQ» et à travers les milliers de foyers que j’ai visités en porte-à-porte lors de la campagne électorale de 2018, j’ai fait le constat suivant : les Québécoises et les Québécois se sentent bien plus Québécois que Canadiens et sont très souvent exaspérés du mépris constant venant du Canada. Cependant, ils sont convaincus que l’économie québécoise n’est pas assez solide pour faire l’indépendance, que nous serions notamment incapables de nous passer de la péréquation et des services venant du Canada. Combien de fois avons-nous entendu le PLQ ou la CAQ nous dire que ne sommes pas assez bons, pas assez riches pour pouvoir avoir un pays normal, à nous ? Je propose donc qu’on s’attaque dès la première année de mon mandat de chef du Parti Québécois à cette désinformation. Si les militantes et militants, sympathisantes et sympathisants du PQ me choisissent comme chef le 19 juin prochain, l’année 2020-2021 sera entre autres consacrée à répondre aux questions économiques des Québécoises et des Québécois.

D’abord, je commanderai un nouveau budget de l’an 1 d’un Québec indépendant basé sur les travaux de François Legault. Cette nouvelle étude sera validée par des experts indépendants et brossera le portrait des finances publiques d’un Québec au lendemain d’un oui et pour les années subséquentes. Quels seront les revenus et les dépenses de notre pays? Serions-nous en déficit ou plutôt en surplus budgétaires? Ce seront ces questions qui mèneront les travaux de recherche. Les résultats seraient dévoilés d’ici le printemps 2021.

Ensuite, le Parti Québécois doit rassembler tout ce qu’il y a de talents et d’idées au sein même de son organisation. Pour ce faire, je lancerai un incubateur de recherche à la permanence du Parti Québécois. Ce sera un lieu d’études, de cocréation et de travail collectif pour les étudiants, les chercheurs et autres militants pour mener des recherches sur l’indépendance, le nationalisme et le Québec. Gratuitement, le Parti Québécois leur offrira le support technique nécessaire à la complétion de leurs études et travaillera à la mise sur pied d’un réseau de chercheurs disposés à contribuer. Ce que j’imagine, c’est une fourmilière de jeunes et moins jeunes qui partagent leur savoir et contribuent aux questions liées à l’indépendance nationale. Les efforts de recherche de ce Hub seront consacrés aux questions économiques dans un premier temps, pour ensuite fouiller les questions environnementales et sociales au cours de l’année préélectorale.

Nous, au Parti Québécois, nous savons déjà que les intérêts du Québec sont régulièrement sacrifiés par le Canada dans le cadre des négociations internationales, que le Québec ne reçoit pas sa juste part d’investissements directs dans l’économie en provenance d’Ottawa, qu’un grand nombre de sièges sociaux et de centres décisionnels ont été déménagés à Toronto depuis 1995 amenant ainsi le Québec vers une économie de succursales, que l’effet du pétrole sur la devise canadienne nuit aux exportations québécoises et que la péréquation a un effet d’engourdissement sur l’économie et l’entrepreneuriat québécois. Mais il faut consigner ces observations dans des études sérieuses et rigoureuses. Étant détenteur d’un MBA de l’université d’Oxford et jusqu’à tout récemment directeur des finances et des opérations d’un cabinet d’avocat, je considère crucial que nous puissions désormais compter sur un centre de recherche qui se penchera sur un certain nombre de questions économiques, telles :

  • Chiffrer les investissements directs dans l’économie du Québec venant d’Ottawa par rapport aux investissements consacrés aux autres provinces;
  • Chiffrer le déménagement des sièges sociaux et des centres décisionnels de Montréal vers Toronto de 1995 à aujourd’hui;
  • Chiffrer les coûts de tous les cas où les intérêts économiques du Québec ont été sacrifiés par Ottawa dans le cadre de négociations de traités internationaux;
  • Chiffrer quel serait l’impact économique pour le Québec d’avoir notre propre image de marque et nos propres missions d’affaires à l’étranger à titre de pays indépendant;
  • Chiffrer les coûts découlant du dédoublement de services et de fonction publique entre Ottawa et Québec;
  • Chiffrer les conséquences de la péréquation sur l’économie et l’entrepreneuriat du Québec, en lien avec les constats économiques en matière d’aides internationales et avec la théorie économique du mauvais sort des ressources naturelles;
  • Se pencher sur l’assurance emploi canadienne et les crédits d’impôts fédéraux à la lumière des besoins de l’économie québécoise.

De manière à ne pas dédoubler les recherches déjà en cours et créer des synergies, nous tendrons la main à des organismes comme l’IRAI, tout en approchant le plus grand nombre de chercheurs universitaires souverainistes.

Un objectif concret et clair avec une consultation populaire sur l’indépendance une fois le PQ au gouvernement, des réponses aux questions économiques des Québécoises et Québécois dans la première année de mon mandat de chef, voilà une partie d’un plan de match solide pour remobiliser et réhabiliter l’idée d’indépendance. Je ferai connaître dans les prochaines semaines d’autres propositions qui compléteront mon plan de match pour le OUI.

Proposition #1 – Une consultation populaire sur l’indépendance dans un premier mandat

 

Proposition #3 – Lier la question de l’environnement à celle de l’indépendance, sortir de la polarisation

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