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L’entêtement de Justin Trudeau à ne pas fermer nos frontières pourrait coûter des vies et des milliards de dollars

Alors que la crise du coronavirus prend des proportions sans précédent aux quatre coins du globe, nous avons appris hier que les pays suivants ont décidé de fermer leurs frontières aux voyageurs étrangers et de forcer la quarantaine de leurs ressortissants de retour aux pays : la France, la Norvège, le Danemark, l’Espagne, l’Allemagne, la Pologne et la Slovénie s’ajoutent désormais aux autres pays qui avaient rapidement fermé leurs frontières tels que la Corée du Sud, l’Autriche, le Japon, Taiwan, la République tchèque, le Maroc et l’Égypte. Les exemples de pays comme Taiwan qui ont rapidement combiné des restrictions majeures sur l’entrée au pays avec des quarantaines obligatoires démontrent que la capacité d’un pays à gérer ses frontières est déterminante sur le contrôle de l’épidémie[1].

Or, le gouvernement Trudeau s’entête à ne pas restreindre au strict minimum l’accès à nos frontières pour ce qui est des voyageurs étrangers et à ne pas exiger une quarantaine obligatoire et supervisée pour les ressortissants canadiens de retour de l’étranger. La raison ? La « science » nous dicterait de ne pas fermer nos frontières : il serait inutile de contrôler nos frontières une fois que le virus existe sur notre territoire. Devons-nous comprendre que les scientifiques du Danemark, de la Norvège, de la France de l’Allemagne et de l’Espagne sont tous dans l’erreur ? Comment expliquer une telle position lorsqu’on sait que la totalité des cas de coronavirus rapportés au Québec sont des cas de voyageurs étrangers ou de voyageurs québécois de retour de l’étranger ?

Or, cette inaction aura des impacts sur des vies humaines au Québec. Elle aura également des conséquences économiques extrêmement graves. Le gouvernement Legault a plongé le Québec en hibernation économique en ordonnant la fermeture des écoles, de tous les lieux publics et en demandant à nos aînés de demeurer à la maison, ce qui était définitivement la bonne chose à faire dans les circonstances. Mais à quoi bon prendre ces mesures si nos aéroports et nos frontières permettent à chaque jour au virus de se réintroduire dans notre société ? Est-ce à dire que nous devrons demeurer en récession profonde jusqu’à ce que la pandémie mondiale soit complètement résorbée ? La récession engendrée par les mesures de confinement sera grave et profonde[2].

La pandémie mondiale risque de durer plusieurs mois, voire plus d’une année. L’aide gouvernementale et la réduction des taux d’intérêts ne suffiront pas à amortir les conséquences de cette crise sur nos entreprises : de nombreuses pertes d’emplois et de faillites sont à prévoir si rien n’est fait. Notre seul espoir de reprise économique est de 1) réussir à éliminer la propagation du virus sur notre territoire 2) réussir à enrayer la propagation du virus à travers nos frontières à travers des restrictions et des mesures de quarantaine extrêmement fortes 3) réussir à adapter la participation de chacun dans l’économie dans l’objectif de demeurer productif dans la mesure du possible.

C’est le sens des mesures prises par la majorité des pays européens hier. L’indécision et l’entêtement du gouvernement Trudeau pourrait coûter des milliards au Québec, en plus de coûter plusieurs vies humaines. Trudeau a obtenu un privilège immense en terme de délai de propagation du virus comparé aux autres pays du monde et il gaspille ce temps précieux en faisant entrer les gens infectés au pays qui ne sont même pas résidents du Canada. Cet entêtement semble davantage inspiré par une idéologie mondialiste à outrance que par la science. Pour les Québécoises et Québécois, il s’agit d’un autre rappel que nous ne sommes pas maîtres chez nous et que le fait d’être subordonnés à un autre pays dont les intérêts et les réalités ne concordent que rarement avec les nôtres, a un véritable coût.