Propositions

Des équipes nationales du Québec dès 2024

Proposition #14 – Briller par le sport à l’international. Se rassembler et se célébrer.

 

La campagne à la direction du Parti Québécois est une occasion de réfléchir à tous les aspects fondamentaux de notre avenir comme nation. Pour réussir notre indépendance, il faut travailler sur la base : notre sentiment d’appartenance collective. C’est pour cette appartenance que je propose des mesures musclées pour le français. C’est pour cette appartenance que je souhaite valoriser nos symboles nationaux. C’est pour cette appartenance que je veux casser le mythe des Québécois trop pauvres ou trop incapables pour se dire OUI et fonder leur propre pays.

Je l’ai dit à de nombreuses reprises, nous devons renouer avec le sens du collectif. C’est pourquoi je fais de ma proposition #14 un nouvel effort pour valoriser sur ce qui nous rassemble. Et quoi de mieux pour nous célébrer et nous rassembler que le sport?

Des équipes nationales d’ici à l’indépendance

Évidemment, l’un des avantages d’être un pays, c’est de pouvoir briller sur la scène sportive internationale. Les Jeux olympiques sont l’exemple par excellence de la fierté que ressentent les nations qui disputent amicalement la première place des compétitions en espérant ramener les honneurs à la maison. Mais il n’y a pas que les Olympiques. Il existe des centaines de compétitions internationales où il n’est pas nécessaire d’être un pays pour participer. Plusieurs nations non-indépendantes se mesurent à des pays au hockey, au soccer et dans bien d’autres sports. C’est le cas de l’Écosse, Porto Rico, Taipei, Hong Kong, le Groenland, l’Irlande du Nord et le Pays de Galles. Et puisque nous sommes une nation, et que même le Canada de Stephen Harper nous a reconnu comme telles, je ne vois aucune raison valable de se priver de pouvoir appuyer des équipes du Québec qui porteraient nos couleurs à l’international. Mais surtout, il s’agit d’une carte de visite importante sur le plan diplomatique : exister à l’international c’est nécessaire et payant.

D’ailleurs, les règlements de diverses fédérations sportives internationales le permettent. Il n’y a pas de permission à demander à Ottawa, il nous faut seulement de la volonté politique. Le gouvernement de Pauline Marois avait cette volonté avant la défaite électorale de 2014. Il avait commandé un rapport à monsieur Robert Bob Sirois, ancien hockeyeur professionnel et spécialiste de la question, et le dossier avançait rapidement. Une fois les libéraux à nouveau aux commandes, le projet est passé à la trappe. Je suggère de ressusciter l’idée d’équipes du Québec si le Parti Québécois est porté au pouvoir en 2022. Et en cela, je m’inspire largement d’un ouvrage paru le 12 septembre 2020 « Équipe nationale du Québec : un projet rassembleur et identitaire », écrit par Robert Sirois. Je prends l’engagement que nos équipes nationales foulent les terrains et les patinoires du monde entier à partir de 2024. Il ne faut qu’un peu de volonté politique pour que le fleurdelisé fasse la compétition aux nations du monde entier dans quatre ans.

Et je ne suis pas seul à penser que nos équipes feraient le poids face à leur vis-à-vis des autres pays, surtout au hockey. Selon un sondage Léger réalisé en février dernier, 74% des Québécois seraient favorables à la création d’équipes nationales féminine et masculine de hockey. Imaginons le party occasionné par un éventuel affrontement Canada-Québec au Championnat du monde junior de hockey des moins de 20 ans. Je pense aussi que des fans de soccer ou de baseball seraient au rendez-vous pour acclamer nos joueurs de ballon rond ou sur le marbre.

Quel serait le coût de la mise en place de nos équipes du Québec ? Nul ! Sur le plan financier, les délégations s’autofinanceraient largement par le partage de revenus des compétitions, la vente de produits dérivés et le financement déjà en place à travers les fédérations sportives. Et encore, une fois le Québec indépendant, d’importants budgets d’Équipe Canada nous seraient retournés pour que nous puissions bien accompagner l’ensemble de nos athlètes dans leur développement.

Quand on empêche le Québec d’être lui-même, qu’importe la tribune ou l’endroit, on étouffe notre existence et on étouffe une occasion de se sentir pleinement québécois. Je veux nous donner collectivement une bouffée d’air frais et des raisons de célébrer. Avec des équipes nationales, on jouera tous pour la même équipe, celle du Québec.